Dassault Rafale B - Armée de l'Air et de l'Espace - ECE 1/30 "Côte d'Argent"
Dassault Rafale B - Armée de l'Air et de l'Espace - ECE 1/30 "Côte d'Argent"
Casa CN235M-200 - Armée de l’Air et de l’Espace - ET 1/62 “Vercors”
Cette édition 2020 mobilisa durant trois semaines près d’une quarantaine d’aéronefs et près de 500 aviateurs qualifiés. Dans le but de favoriser la concentration des efforts et l’économie des moyens, l’armée de l’air et de l’espace fit le choix de ne pas délocaliser la totalité de ses effectifs sur Mont de Marsan. En effet, grâce à l’utilisation d’outils innovants, notamment dans le domaine du travail collaboratif (briefing et débriefing en visioconférence, « Tac View »), de nombreux aéronefs furent engagés dans l’exercice directement depuis leur base d’attache respective. Les moyens aériens français étaient considérables avec côté chasse, neuf Rafale des 30ème et 4ème escadre, six Mirage 2000D des 3ème et 30ème escadre, quatre Mirage 2000-5 de la 2ème escadre, quatre Mirage 2000C de l’EC 2/5 « Ile-de-France » et six Alpha Jet des 8ème et 30ème escadre. Côté « slow movers », cinq avions de transport tactique étaient engagés, à savoir un C130J-30, un C160, un CN-235, un C-130H et un A400M ainsi que deux hélicoptères EC-725 Caracal. Ces derniers jouèrent un rôle central dans les missions CSAR aux côtés des commandos parachutistes de l’air. Un drone Reaper, un E-3F ainsi que des ravitailleurs C-135 et A330MRTT Phénix étaient également mobilisés en fonction des besoins propres à chaque mission. Côté interarmées, l’armée de terre envoya la 11ème brigade parachutiste ainsi que des équipes de contrôleurs aériens avancés tandis que la marine nationale engagea, de manière plus sporadique, deux Rafale M de la 17F. De tous ces aéronefs, seul ceux de la 30ème escadre, les Caracal et les avions de transport étaient basés sur la BA118, le reste opérait chacun depuis sa base.
À l’instar de l’édition 2019 et toujours dans le souci de développer les échanges interalliés et optimiser l’interopérabilité, plusieurs armées étrangères répondirent encore présent cette année. La Grèce détacha sur la base montoise quatre F-16 Fighting Falcon, la Belgique fit de même avec un groupe de contrôleurs aériens avancés (Joint Terminal Attack Controller) et de son côté l’Espagne engagea deux EF-18 Hornet au départ de la base aérienne de Saragosse, mais uniquement lors de la dernière semaine de l’exercice.
En fonction de leur rôle dans la mission, les chasseurs, qu’ils soient français ou étrangers, pouvaient être amenés à voler de manière alternée pour le compte des forces amies « Blue Air » ou ennemies « Red Air ». Seuls les Alpha Jet jouaient exclusivement pour le compte des rouges.
Il est à noter qu’en raison de la crise sanitaire actuelle et des mesures restrictives mises en place dans la région aquitaine, la participation étrangère au global fut en deçà de ce qui était initialement prévu. En effet, plusieurs nations comme la Suisse (F/A-18), le Canada (JTAC), les Etats-Unis (JTAC), la Grande-Bretagne (EF-2000) ou encore l’Allemagne (EF-2000) annulèrent leur participation, parfois même à la dernière minute.
Lockheed Martin F-16D Fighting Falcon - Hellenic Air Force - 111 PM / 347 Mira "Perseus"
Si cette participation à VOLFA s’inscrivait dans le souci d’approfondir la coopération militaire entre nos deux pays, elle aura aussi été une occasion en or pour les grecs de voir les Rafale et les F-16 travailler de concert. Pour rappel, début septembre, le ministère de la défense grecque a annoncé son intention d’acquérir 18 exemplaires du chasseur omnirôle produit par Dassault dont au moins une douzaine prélevée directement sur le parc Rafale de l’armée française. Dans un futur relativement proche, Rafale et F-16 formeront donc l’ossature de la défense aérienne grecque notamment face à son voisin Turc quelque peu turbulent ces derniers temps. C’est pourquoi VOLFA aura sans aucun doute permis aux militaires de la Polemikí Aeroporía d’approcher de très prés le Rafale et d’en apprendre plus sur sa mise en oeuvre et ses capacités opérationnelles. Dans ce but, le patron du détachement, le lieutenant Colonel Ioannis, eut l’opportunité, le 30 septembre, d’effectuer un vol en place arrière d’un Rafale biplace. En bonne réciprocité, un pilote Rafale put à son tour voler dès le lendemain en place arrière du F-16D présent à Marsan.
Lockheed Martin F-16C Fighting Falcon - Hellenic Air Force - 111 PM / 347 Mira "Perseus"
Lockheed Martin F-16D Fighting Falcon - Hellenic Air Force - 111 PM / 347 Mira "Perseus"
La suite logicielle « Jeannette » donne aux Airboss la possibilité de pouvoir créer des scénarios complexes d’entraînement et de suivre en ‘live’ le déroulement de chaque mission ainsi que les actions des différents participants. Cela est rendu possible par le fait que ce logiciel réceptionne et fusionne sur un seul écran les pistes radars et celles reçu via la liaison de données L16 équipant tous les aéronefs. Aussi, afin de rendre le « jeu » encore plus réaliste, ce système combine les moyens réels avec ceux insérés virtuellement (menaces air-air / sol-air, pistes virtuelles, etc…). Grâce à « Jeannette » et avec l'aide des officiers de coordination de mission (Range Training Officer), les Airboss peuvent intervenir à tout moment dans la mission et modifier en direct la situation tactique en injectant quelques imprévus au scénario. Via cet outil, Airboss et RTO peuvent également procéder à la validation ou non des tirs simulés.
De son côté, « Tacview » est un logiciel spécifique permettant, lors du débriefing, de passer au peigne fin l’ensemble des actions réalisées durant la mission. Outil interconnecté, « TacView » restitue toutes les interventions des pilotes ainsi que leurs trajectoires en trois dimensions et partage le tout par réseau en visioconférence avec tous les participants. En synchronisant les différents sites à distance, cette technologie a l’avantage de limiter au maximum la délocalisation des aéronefs, assurant ainsi un gain logistique et économique considérable, tout en permettant aux équipages d’avoir une vision commune et d’échanger efficacement.
Ces logiciels apportent une plus-value incontestable dans l’entraînement avancé des unités et permettent de travailler dans des conditions aussi proches que possible de la réalité des opérations.
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Dassault Rafale B - Armée de l'Air et de l'Espace - ECE 1/30 "Côte d'Argent"
Dassault Rafale B - Armée de l'Air et de l'Espace - ECE 1/30 "Côte d'Argent"
Lockheed Martin F-16D Fighting Falcon - Hellenic Air Force - 111 PM / 347 Mira "Perseus"
Lockheed Martin F-16C Fighting Falcon - Hellenic Air Force - 111 PM / 347 Mira "Perseus"
Lockheed Martin F-16C Fighting Falcon - Hellenic Air Force - 111 PM / 347 Mira "Perseus"
Lockheed Martin F-16D Fighting Falcon - Hellenic Air Force - 111 PM / 347 Mira "Perseus"
Lockheed Martin F-16C Fighting Falcon - Hellenic Air Force - 111 PM / 347 Mira "Perseus"
Dassault Mirage 2000D - Armée de l'Air et de l'Espace - ECE 1/30 "Côte d'Argent"