Signifiant Opération de grande envergure pour des armées Résilientes, Interopérables, Orientées vers le combat de haute intensité et Novatrices, ORION 26 n’est pas un simple entraînement de routine. Le Général Julien Sabéné, n°2 du Commandement de la Défense Aérienne et des Opérations Aériennes (CDAOA), précise : “ORION 26 est un exercice qui vise à préparer les forces, pas seulement l’armée de l’Air et de l’Espace mais toutes les armées et même au-delà, à la guerre de haute intensité. Un exercice comme ORION, qui se déroule sur environ quatre mois, a pris des années de préparation.”
- Entraîner les commandements opératifs à planifier et conduire des opérations dans tous les domaines (Terre, Mer, Air, Cyber, Espace, Informationnel et Électromagnétique) et à les combiner dans des manœuvres hybrides et de haute intensité.
- Entraîner les forces et les chaînes du soutien dans un contexte de haute intensité.
- Entraîner la coordination interministérielle pour la protection du territoire national et la résilience de la Nation.
- Renforcer l’interopérabilité avec nos alliés
- Renforcer la capacité de l’Armée de l’Air et de l’Espace à fournir une force d’alerte de l’OTAN dans le cadre de l'ARF 26 (Allied Response Force).
- Favoriser l’innovation en réalisant des expérimentations (drones, brouillage satellite, simulation, IA, météo spectrale de la vision et l’utilisation du spectre électromagnétique).
Dassault Rafale C - Armée de l'Air et de l'Espace - 30e Escadre
Dans un contexte où un engagement dans un conflit de haute intensité pourrait devenir une réalité, ORION 26 répond à la nécessité d’intensifier et de durcir le niveau de préparation des forces françaises. Ainsi, elles s’entraînent avec rigueur et réalisme pour être prêtes à conduire, le cas échéant, les engagements futurs les plus complexes et les plus exigeants dans tous les champs de la conflictualité. Cette exigence contribue à consolider la force morale des militaires et des chaînes de commandement. ORION 26 confronte les savoir-faire modernes et l’innovation tactique et technologique aux réalités du combat de haute intensité et aux défis posés par l’hybridité des menaces.
Dans un scénario fictif mais crédible se déroulant en Europe, Mercure, un pays expansionniste, cherche à déstabiliser son voisin l’Arnland afin de maintenir son influence dans la région et d’empêcher l’adhésion de ce pays à l’Union Européenne. Une situation qui se rapproche fortement du climat européen actuel… Au cours de l’année 2025, Mercure a multiplié les actions hybrides et accru son soutien aux milices présentes sur le territoire de l’Arnland. Le 6 janvier 2026, à la demande de cet allié, la France prend la tête de la coalition ORION pour assurer sa défense et préserver l’équilibre européen. ORION 26 incarne cette montée en puissance, de la guerre invisible à l’affrontement de haute intensité. Ce scénario, dont les mécanismes sont inspirés des standards OTAN, à pour but de recréer l’ensemble des formes du combat moderne : du cyber au blindé en passant par le spatial et le naval dans un enchaînement cohérent.
L'exercice se structure autour de quatre phases critiques :
Panavia Tornado IDS - German Air Force - TLG33
La base aérienne 118 « Colonel Rozanoff » de Mont-de-Marsan a été l'épicentre de la supériorité aérienne durant toute la durée de la phase O2. Dans cette architecture complexe qu’est ORION 26, la BA118 s’est métamorphosée en un véritable centre de gravité aérien à partir duquel les missions se sont enchaînées à un rythme effréné de jour comme de nuit et même les weekends. A cet effet, deux zones aériennes dédiées ont été mis à disposition : La zone Krypton, au-dessus de l’océan, dans le Golfe de Gascogne, s'étendant sur près de 400 km de long et 200 km de large, permettant de jouer avec tout l’armement moderne notamment le missile à longue portée Meteor et la zone Centre partant de Mont-de-Marsan pour remonter jusqu’en Auvergne.
Panavia Tornado IDS - German Air Force - TLG33
La campagne aérienne a débuté le dimanche 8 février par une mission complexe appelée “Counter A2/AD” (Anti-Access/Area Denial). Le but de celle-ci était de contrer tous les systèmes qui pouvaient empêcher l’accès aux lignes ennemies dans la profondeur du territoire. Le Lieutenant Colonel Emmanuel nous en dit un peu plus sur cette mission : “C’était une mission d’Entry Force, c'est-à-dire que l’on a concentré la puissance aérienne de façon à pouvoir percer les lignes ennemies dans le but d'acquérir la supériorité aérienne pour ensuite pouvoir réaliser des frappes dans la profondeur.” Seize chasseurs au départ de Mont-de-Marsan et deux Rafale du porte-avions CDG étaient ainsi engagés face à une menace simulée de haut niveau avec systèmes de défense sol-air et chasseurs modernes : “En face on avait des menaces ennemies réalistes mais tout était joué de manière fictive. Il n’y avait donc pas réellement de Su-30 Flanker par exemple, mais il y avait des avions dont le rôle était de jouer les ennemis tout en reproduisant les tactiques des Su-30.” Cette mission exigeante aura demandé une préparation millimétrée de plus de 7h en anglais puisque baignant dans un environnement interarmées et interalliées : “On a des méthodes de travail communes, on a l’habitude de travailler ensemble. Les réflexes arrivent finalement tout de suite. On suit une préparation qui s’appelle 4T pour Tasks, Targets, Threats and Tactics (Tâches, Cibles, Menaces et Tactiques) ce qui permet d’avoir une cohérence dans la préparation.” L’un des aspects très importants de la préparation est de prévoir l’imprévu, d’avoir toujours un plan de secours et de l’adapter en temps réel : “Ce 8 février, les pilotes ont été par exemple confrontés à l’annulation de l’AWACS et du MRTT, d’où l’importance d’être synchronisé et d’avoir une solution de remplacement.” Des conditions météorologiques changeantes peuvent également affecter la mission.
Une fois les jets posés à Marsan et les réacteurs coupés, la mission n’en était pas pour autant terminée : “Derrière il y a le debriefing d’1h30 environ. L’objectif est de revoir l’ensemble des traces et des trajectoires des joueurs, de pouvoir revoir l’ensemble des tirs qui ont été effectués et de les débriefer. Le but est de constater les erreurs pour pouvoir progresser ensemble et fixer de nouvelles procédures communes afin d’être mieux synchronisé et plus efficace à la préparation et en l’air.”
En conclusion, ORION 26 confirme que les forces armées françaises disposent d'un outil de combat moderne, cohérent et parfaitement intégré à l'environnement interarmées et interallié. Cette préparation opérationnelle de haute intensité assure à nos forces et à leurs partenaires une capacité de réponse agile face aux menaces contemporaines.
Dassault Rafale DQ - Qatar Emiri Air Force - Flying Wing 6
Dassault Mirage 2000-5EG - Hellenic Air Force - 114 PM / 331 Mira "Thiseas"
Panavia Tornado IDS - German Air Force - TLG33
Dassault Mirage 2000D - Armée de l'Air et de l'Espace - 3e Escadre
Dassault Mirage 2000-5 - Armée de l'Air et de l'Espace - EC 1/2 "Cigognes"
Dassault Mirage 2000-5BG - Hellenic Air Force - 114 PM / 331 Mira "Thiseas"
Panavia Tornado IDS - German Air Force - TLG33
Dassault Rafale B - Armée de l'Air et de l'Espace - EC 1/4 "Gascogne"
Dassault Mirage 2000-5EG - Hellenic Air Force - 114 PM / 331 Mira "Thiseas"
Dassault Mirage 2000-5 - Armée de l'Air et de l'Espace - EC 1/2 "Cigognes"
Panavia Tornado IDS - German Air Force - TLG33
Panavia Tornado IDS - German Air Force - TLG33
Dassault Rafale B - Armée de l'Air et de l'Espace - EC 1/5 "Vendée"
Airbus A400M - Armée de l'Air et de l'Espace
Dassault Mirage 2000D - Armée de l'Air et de l'Espace - 3e Escadre
Dassault Mirage 2000-5 - Armée de l'Air et de l'Espace - EC 1/2 "Cigognes"
Dassault Rafale EQ - Qatar Emiri Air Force - Flying Wing 6
Panavia Tornado IDS - German Air Force - TLG33
Dassault Mirage 2000-5EG - Hellenic Air Force - 114 PM / 331 Mira "Thiseas"
Dassault Mirage 2000-5EG - Hellenic Air Force - 114 PM / 331 Mira "Thiseas"
Dassault Mirage 2000-5BG - Hellenic Air Force - 114 PM / 331 Mira "Thiseas"
Dassault Mirage 2000D - Armée de l'Air et de l'Espace - 3e Escadre
Dassault Mirage 2000-5EG - Hellenic Air Force - 114 PM / 331 Mira "Thiseas"
Panavia Tornado IDS - German Air Force - TLG33
Airbus A400M - Armée de l'Air et de l'Espace
Panavia Tornado IDS - German Air Force - TLG33