NH Industries NH90-TTH Caïman - Aviation Légère de l'Armée de Terre - 1er RHC
Art très peu répandu, la France faisant même figure d’exception en Europe, l’aérocombat depuis la mer est un domaine d’excellence et de première importance pour les armées françaises. L’expérience et l’interopérabilité étant les éléments-clés de la réussite de ce genre de manœuvres, il est donc capital de pouvoir entraîner les différentes unités à travailler ensemble afin de pouvoir faire face aux conflits de demain.
COMORAN 21 aura nécessité 14 mois de travail préalable afin de coordonner les différents acteurs, planifier les objectifs et élaborer un scénario réaliste. Dans les grandes lignes, ce scénario, concocté en prenant en compte les spécificités de chaque armée, mettait en scène une situation géopolitique complexe dans laquelle un pays tiers entreprenait des activités expansionnistes envers un pays ami voisin. La mission des forces bleues, emmenés par le GNAM, était alors de stopper l’avancée des troupes ennemies puis de les repousser.
Les objectifs de COMORAN 21 étaient donc multiples :
- Préparer les unités de l’armée de terre et de la marine nationale à être intégrées dans des opérations interarmées de projection de puissance.
- Mettre à jour et améliorer la doctrine d’emploi du GNAM.
- Entrainer l’état-major unifié du GNAM à planifier puis à conduire, de nuit, des raids depuis la mer vers la profondeur terrestre dans un contexte de haute intensité et d’insécurité globale, tout en pratiquant des tirs réels et un déploiement temporaire à terre.
- Consolider les savoir-faire de gestion du pont d’envol et de préparation des systèmes d’armes dans le cadre d’une mise en œuvre à pleine capacité des ponts d’envol en ambiance discrète (optique et radio).
De l’aveu même de l’état-major, Cormoran 21 était un exercice particulièrement ambitieux et exigeant tant du côté de la marine nationale que de celui de l’ALAT, sachant que l’assurance de pouvoir valider l’ensemble des objectifs fixés n’était absolument pas acquise.
Eurocopter EC-665 Tigre HAD - Aviation Légère de l'Armée de Terre - 1er RHC
Sud-Aviation SA-342L1 Gazelle - Aviation Légère de l’Armée de Terre - 1er RHC
Au sein du GNAM, deux groupes aéromobiles (GAM) avaient été constitués. Le GAM 1, déployé à partir du PHA Tonnerre, comprenait 170 militaires et douze hélicoptères (4 Tigre, 4 Caïman et 4 Gazelle) du 1er Régiment d’hélicoptères de combat (RHC). Le GAM 35, qui opérait depuis le PHA Mistral, était composé de 200 militaires et douze hélicoptères (2 Tigre, 2 Caïman, 6 Gazelle et 2 Puma) provenant des 3ème et 5ème RHC. À savoir qu’aucun équipage « spare » n’était prévu pour toute la durée de l’exercice. Pour mettre en œuvre les 24 hélicoptères, l’ALAT ne comptait donc que sur 24 équipages, pas un de plus, et tous étaient pleinement qualifiés pour évoluer depuis les portes hélicoptères de la marine nationale.
Les forces adverses étaient constituées de leur côté de quatre bataillons, de systèmes de défense sol-air ainsi que de Rafale et faisaient également appel à des navires de surface, et même un sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) ; ce dernier n’étant mis à contribution que de manière très ponctuelle.
Eurocopter EC-665 Tigre HAD - Aviation Légère de l'Armée de Terre - 1er RHC
Le GNAM passa ensuite à la phase tactique de l’exercice. L’objectif de celle-ci était de mener trois raids nocturnes depuis la mer vers la terre, en environnement difficile et en l’absence de toute communication radio (toujours dans un souci de discrétion optimale).
- 1er raid : Nuit du 7 au 8 octobre – région de Béziers – 2x5 hélicoptères déployés (3 Tigre, 4 Caïman, 2 Puma et 1 Gazelle). Mission : Projeter une cinquantaine de militaires du groupe d’aide à l’engagement amphibie (GAEA) issu de la 6ème brigade légère blindée.
- 2ème raid : Nuit du 10 au 11 octobre – région de Béziers – 2x8 hélicoptères déployés (5 Tigre, 4 Caïman et 7 Gazelle). Mission : Attaquer l’adversaire et lui porter un coup d’arrêt brutal tout en exfiltrant les membres du GAEA.
- 3ème raid : Nuit du 13 au 14 octobre – Corse – 2x10 hélicoptères déployés. Mission : Frapper les capacités logistiques et de commandement de l’adversaire. Ce dernier raid, le plus attendu et le plus compliqué de l’exercice, s’est achevé par une phase de tirs réels depuis le champ de tir de Diane sur la côte orientale de la Corse. Une bien belle façon de clôturer ces trois semaines d’entraînement intense.
En parallèle de ces raids, les bâtiments d’escorte engagés dans l’exercice devaient assurer la protection du dispositif en neutralisant toute menace qu’elle soit sous-marine, de surface ou aérienne. Outre cette défense rapprochée, les bâtiments étaient également en mesure de fournir un appui feu vers la terre.
NH Industries NH90-TTH Caïman - Aviation Légère de l'Armée de Terre - 1er RHC
Sud-Aviation SA-342L1 Gazelle - Aviation Légère de l’Armée de Terre - 1er RHC
Eurocopter EC-665 Tigre HAD - Aviation Légère de l'Armée de Terre - 1er RHC
Eurocopter EC-665 Tigre HAD - Aviation Légère de l'Armée de Terre - 1er RHC
Eurocopter EC-665 Tigre HAD - Aviation Légère de l'Armée de Terre - 1er RHC
Eurocopter EC-665 Tigre HAD - Aviation Légère de l'Armée de Terre - 1er RHC
Eurocopter EC-665 Tigre HAD - Aviation Légère de l'Armée de Terre - 1er RHC
NH Industries NH90-TTH Caïman - Aviation Légère de l'Armée de Terre - 1er RHC
NH Industries NH90-TTH Caïman - Aviation Légère de l'Armée de Terre - 1er RHC
NH Industries NH90-TTH Caïman - Aviation Légère de l'Armée de Terre - 1er RHC
NH Industries NH90-TTH Caïman - Aviation Légère de l'Armée de Terre - 1er RHC